Trouble Anxieux
Crise d'Angoisse

Une personne souffre de troubles anxieux lorsqu’elle ressent une anxiété forte et durable sans lien avec un danger ou une menace réelle, qui perturbe son fonctionnement normal et ses activités quotidiennes. Ces troubles, dont la fréquence est élevée dans la population générale, débutent souvent dans l’enfance ou pendant l’adolescence : leur meilleur repérage dans ces tranches d’âge éviterait une aggravation des symptômes au cours de la vie. La recherche s’attèle à décrypter les mécanismes biologiques qui les sous-tendent pour améliorer leur prise en charge.

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L’anxiété est un phénomène physiologique naturel : en réponse à un danger ou à un stress, le fonctionnement de notre organisme se modifie, avec le plus souvent une accélération du rythme cardiaque, des troubles du sommeil, une augmentation de la transpiration et, parfois, des difficultés à respirer ou une mise en retrait. En temps normal, ces modifications disparaissent rapidement. Lorsqu’elles deviennent trop intenses ou envahissantes, au point de perturber le quotidien, d’entraîner des arrêts de travail et de générer un sentiment permanent d’insécurité, on parle de trouble anxieux. 

Les six types de troubles anxieux

Il existe en réalité plusieurs types de troubles anxieux : l’anxiété généralisée, le trouble panique, les phobies spécifiques, l’agoraphobie, le trouble d’anxiété sociale et le trouble d’anxiété de séparation. Leurs symptômes, très variables d’une personne à l’autre, sont de nature : 

  • psychologiques : irritabilité, impulsivité, peur irrationnelle, difficulté à se concentrer, baisse des performances intellectuelles, incapacité à faire des projets, vision négative de l’avenir…

  • physiques : troubles digestifs, douleurs, insomnies, fatigue, maux de tête, vertiges…

Ces troubles entraînent progressivement des comportements d’évitement du danger potentiel : refus de se rendre dans certains lieux, d’effectuer certaines actions, de rencontrer les autres... 

L’anxiété généralisée

Le trouble anxieux généralisé se caractérise par un sentiment persistant d’insécurité, une inquiétude permanente et excessive qui interfère avec les activités quotidiennes. Elle peut être accompagnée de symptômes physiques, tels qu’une agitation, de la nervosité, de la fatigue, des difficultés de concentration, des tensions musculaires ou des troubles du sommeil. Souvent, cette inquiétude est alimentée par des événements du quotidien tels que les responsabilités professionnelles, la santé de la famille ou des questions mineures relatives aux tâches ménagères ou domestiques (réparations de la voiture, prises de rendez-vous…) 

Le trouble panique

Il s’agit d’une anxiété qui évolue par crises, caractérisée par des attaques de panique récurrentes qui associent détresse physique et psychologique. Ces attaques consistent en la survenue brutale d’une peur intense, d’un sentiment de mort ou de catastrophe imminente et de perte de contrôle de soi. Elles durent généralement une trentaine de minutes. 

Lors d’une crise, plusieurs symptômes apparaissent parmi : des palpitations, une accélération du rythme cardiaque, une transpiration, des tremblements, une sensation d’essoufflement ou d’étouffement, une douleur thoracique, un étourdissement ou une faiblesse, des frissons ou des bouffées de chaleur, des nausées ou des douleurs abdominales. Ces symptômes sont parfois si importants qu’ils peuvent évoquer une crise cardiaque et entraîner une consultation aux urgences. 

Des attaques de panique peuvent être prévisibles et survenir en réponse à un événement redouté, à la prise de drogues ou à un sevrage. Elles peuvent aussi se déclencher de manière inattendue, sans raison apparente. 

Les phobies spécifiques

Elles correspondent à des peurs irraisonnées, excessives et persistantes face à des situations ou des objets précis, comme une paire de ciseaux, des araignées, l’obscurité, le fait d’être dans un ascenseur ou encore d’être tenté par un objet à voler. Souvent, ces peurs provoquent une grande détresse qui entraîne elle-même des conduites d’évitement.

Si les phobies sont très fréquentes en population générale, elles ont généralement peu de conséquences sur la vie quotidienne. Elles deviennent pathologiques quand leur intensité et leur retentissement sont trop importants, et que les personnes concernées n’arrivent pas à les surmonter. 

L’agoraphobie

L’agoraphobie est la peur irraisonnée et intense des espaces publics dans lesquelles la fuite peut être difficile. Elle se manifeste dans des espaces ouverts ou au sein d’une foule (transports publics, lieux clos, file d’attente...). Les personnes atteintes évitent activement ces situations. Lorsque c’est impossible, elles ont besoin d’une personne qui les accompagne et/ou endurent une anxiété intense, disproportionnée par rapport à la situation réelle. 

Non traitée, l’agoraphobie interfère de manière significative avec les activités quotidiennes normales. Elle peut s’aggraver au point que les personnes qui en souffrent deviennent incapables de quitter leur domicile. 

Le trouble d’anxiété sociale

L’anxiété sociale est liée à l’idée de ressentir une gêne, une humiliation, un rejet ou un mépris lors des interactions sociales. Elle se manifeste par la peur extrême de parler ou manger en public, de rencontrer des nouvelles personnes… ainsi que par le fait de ressentir une grande angoisse, de rougir et d’avoir des tremblements lorsque ces situations ne peuvent être évitées. Les problèmes occasionnés sont quotidiens. 

Le trouble d’anxiété de séparation

Les adultes et les enfants qui souffrent d’anxiété de séparation ont peur d’être séparé de la personne dont ils sont le plus proches. Ils craignent constamment de la perdre, sont réticents à s’en éloigner, refusent de sortir ou de dormir loin de chez eux ou sans cette personne, font des cauchemars à ce sujet. Ce trouble est associé à des symptômes physiques de détresse qui se développent souvent dans l’enfance, mais peuvent persister à l’âge adulte. 

Source : https://www.inserm.fr/dossier/troubles-anxieux/

La crise d'angoisse ou de panique :

Une attaque de panique (ou crise d'angoisse aiguë) est un épisode de peur soudaine et intense, bien délimité dans le temps.

La durée totale d’une crise varie de quelques minutes à une heure, voire un peu plus, avec une moyenne de 20 à 30 minutes. Pendant cet épisode, la personne atteinte a l’impression de ne plus du tout maîtriser la situation.

Dans le trouble panique, des symptômes persistent entre deux crises d'angoisse aiguë une anxiété et la peur d'une nouvelle crise. Des symptômes d'agoraphobie peuvent également être présents.

Au cours d'une attaque de panique, une angoisse aiguë est ressentie.

D'autres symptômes peuvent aussi être présents, tels que :

  • la peur de "devenir fou", de mourir et/ou de perdre le contrôle de soi–même ;

  • le sentiment d’une dépersonnalisation ("Je ne sais plus qui je suis, mon corps se transforme…"), de se trouver dans un monde irréel (l’environnement se modifie dans ses formes ou ses couleurs, par exemple) ;

  • des sensations de vertiges, des étourdissements ou l’impression d’être sur le point de s’évanouir ;

  • des nausées et/ou des troubles digestifs (ex. : diarrhée) ;

  • un besoin urgent d’uriner ;

  • des douleurs ou une gêne thoracique ;

  • des sensations de souffle coupé, d’essoufflement ou de manque d’air, d’étranglement et/ou des impressions d’étouffement, de suffocation ;

  • des palpitations cardiaques ou une tachycardie ;

  • des frissons ou des bouffées de chaleur, voire des sueurs abondantes ;

  • des tremblements ou des secousses musculaires, des engourdissements, des picotements ou fourmillements ;

  • des sensations de dérobement des jambes (impression qu’elles vont "lâcher" et que l’on va tomber).

La présence de tels symptômes physiques augmente l’angoisse de la personne, qui craint alors une maladie touchant le corps. Sa réaction face à l’attaque de panique peut prendre des formes très variables :

  • agitation désordonnée ;

  • fuite immédiate d’un lieu considéré comme dangereux ;

  • demande d’aide, ou au contraire inhibition plus ou moins marquée, jusqu’à la sidération totale (immobilisation et incapacité à bouger).

Trouble panique : une anxiété présente entre les crises d’angoisse

Dans le trouble panique, la personne présente une anxiété permanente, par peur de voir survenir une nouvelle attaque de panique.

Elle s’inquiète aussi à propos des causes possibles de la crise d'angoisse aiguë vécue, et surtout en imaginant ses conséquences. Comme pendant l’épisode aigu, elle craint de perdre la raison ou le contrôle d'elle-même, d’être victime d’un problème cardiaque, etc.

En l’absence de prise en charge,  la personne peut changer ses habitudes de vie pour éviter les situations qui l’angoissent, voire développer une agoraphobie.

Source : https://www.ameli.fr/moselle/assure/sante/themes/trouble-panique/symptomes-diagnostic-evolution

Mon travail est d’accompagner les personnes à trouver leurs propres ressources afin de dépasser une problématique, il n’est pas de soigner et ne peut aucun cas se substituer à celui d’un psychologue, psychiatre ou d’un psychanalyste. Il peut par contre être mené en parallèle de façon complémentaire.